Cancers communs – col de l'utérus

Le cancer du col de l’utérus est le cancer le plus répandu chez les femmes indiennes et plus commun en régions rurales.
 
Le cancer est une prolifération indésirable et inutile et non maîtrisée de tout tissu corporel, ayant la capacité de se propager à d’autres endroits. La plupart des cancers du col de l’utérus sont des carcinomes cellulaires squameux. Les cellules squameuses sont des cellules minces et plates qui se forment à la surface du col de l’utérus.  
 
Le col de l’utérus est la partie étroite et inférieure de l’utérus. L’utérus, organe creux en forme de poire, est situé dans le bas-ventre. Le col de l’utérus forme un passage qui s’ouvre dans le vagin, vers l’extérieur du corps. 
 
Qui court le risque de développer un cancer du col de l’utérus ?
Des chercheurs ont identifié certains facteurs de risque qui augmentent les chances de voir des cellules anormales ou cancéreuses se développer dans le col de l’utérus r. Les premiers rapports sexuels avant l’âge de 18 ans, des partenaires sexuels multiples, le mariage à un âge précoce, une première grossesse à un âge précoce, quatre grossesses ou plus et une mauvaise hygiène personnelle, augmentent le risque de cancer du col de l’utérus. Les femmes qui ont de nombreux partenaires sexuels ou dont les partenaires ont eu de nombreux partenaires sexuels peuvent avoir un risque accru de cancer du col de l’utérus, au moins en partie, parce qu’elles sont plus susceptibles d’attraper un virus sexuellement transmissible. Les scientifiques pensent que certains virus peuvent causer la croissance de cellules anormales dans le col de l’utérus et jouer un rôle dans le développement du cancer.   
 
Quels sont les symptômes du cancer du col de l’utérus
  • Des saignements après un rapport sexuel
  • Des saignements entre les règles ou après la ménopause 
  • Des pertes blanches excessives (Leucorrhée)
 
Comment peut-on diagnostiquer un cancer du col de l’utérus
Lors d’une consultation pour un problème, le médecin commence par écouter en détail de quoi il s’agit, ensuite il procède à un examen. Lors de  l’examen gynécologique, le médecin vérifie l’utérus, le vagin, les ovaires, les trompes de Fallope, la vessie et le rectum. Le médecin palpe ces organes, afin de sentir s’il y a une anomalie dans leur forme ou leur taille. Un instrument appelé spéculum est introduit dans le vagin. Il maintient les parois du vagin écartées, afin que le médecin puisse voir la partie supérieure du vagin et le col de l’utérus. Le médecin peut alors recommander que certains tests soient effectués : un frottis vaginal, une colposcopie, une biopsie, etc. L’examen gynécologique et le frottis vaginal permettent au médecin de détecter tout changement anormal dans le col de l’utérus. Si ces examens démontrent qu’une infection est présente, le médecin traitera l’infection et répètera le frottis vaginal ultérieurement. Si l’examen ou frottis vaginal suggère quelque chose d’autre qu’une infection, le médecin peut faire d’autres tests, afin de trouver quel est le problème.    
 
Frottis cervical
Le frottis cervical est une façon aisée de dépister très tôt des changements dans les cellules du col de l’utérus, la partie inférieure de l’utérus. Un frottis cervical est effectué lors de l’examen interne du vagin. Un spéculum est introduit dans le vagin et quelques cellules recueillies dans le col de l’utérus à l’aide d’une petite spatule sont ensuite étalées sur une lame de verre et envoyées à un laboratoire médical, pour vérifier toutes anomalies. Il est important que toutes les femmes subissent un frottis cervical tous les deux ans. La colposcopie est une méthode largement utilisée pour vérifier toute zone anormale au niveau du col de l’utérus.  
Ces tests peuvent ne pas révéler avec certitude si des cellules anormales sont présentes seulement à la surface du col de l’utérus. Dans ce cas, le médecin prélèvera un fragment de forme conique. Cette procédure appelée une conisation ou biopsie conique, permet au pathologiste de voir si des cellules anormales ont envahi le tissu sous la surface du col de l’utérus. La conisation peut aussi être utilisée comme traitement pour une lésion précancéreuse, si toute la région qui présente des anomalies peut être enlevée. 
 
Dépistage précoce 
Si toutes les femmes subissaient un examen gynécologique et un frottis cervical régulièrement, la plupart des affections précancéreuses serait détectée et traitée avant que le cancer ne se développe. Un frottis cervical anormal ne veut pas nécessairement dire qu’une patiente souffre de cancer, mais peut indiquer un stade précancéreux. Les scientifiques pensent que quelques changements dans les cellules du col de l’utérus seraient la première étape d’une série de lentes modifications pouvant mener au cancer des années plus tard. Un traitement approprié à ce moment-là peut prévenir le développement du cancer. La patiente doit ensuite être suivie de près. C’est pourquoi il est recommandé de subir un frottis cervical tous les deux ans. De cette façon, la plupart des cancers invasifs pourrait être évitée. S’il y a cancer invasif, il serait alors dépisté à un stade précoce et donc plus facilement guérissable.   
 
Comment traiter un cancer du col de l’utérus ?
Le traitement dépend d’un nombre de facteurs ; l’âge, l’emplacement et la taille de la tumeur, y compris le stade de la maladie et l’état de santé général de la patiente. Évaluer le stade du cancer est un moyen de déterminer si le cancer s’est propagé et, dans l’affirmative, quelles parties du corps sont affectées. De nombreuses options de traitement et de combinaisons de traitements sont utilisées pour traiter le cancer du col de l’utérus. Les trois méthodes courantes de traitement du cancer sont la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. La radiothérapie est la pierre angulaire du traitement du col de l’utérus. 
 
La radiothérapie consiste à soumettre à des radiations la zone où le cancer est localisé. Les radiations ionisantes causent des dommages ou détruisent les cellules cancéreuses et les empêchent de croître et de proliférer. Normalement le traitement se fait sur une période d’un mois, durant laquelle des doses fixes de radiation sont administrées chaque jour. La radiation affecte à la fois les cellules saines et celles affectées, tout en assurant la destruction de la tumeur. Généralement, la plupart du traitement par radiation est fournie en procédure ambulatoire. Le traitement lui-même n’est pas douloureux, comme pour une radiographie, et peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes. 
 
Les différentes radiothérapies comportent l’administration de rayons internes ou externes. Une radiothérapie là où la source radioactive est proche de la tumeur est appelée « curiethérapie ». Si elle est éloignée, elle est appelée « téléthérapie ». La curiethérapie se fait par l’implantation de fils ou de grains radioactifs directement dans la tumeur, alors que la téléthérapie est administrée à l’aide de machines fixes. La chirurgie est un des modes de traitement de cancer les plus couramment utilisés, où le chirurgien enlève une tumeur localisée.
 
La chimiothérapie est un traitement du cancer à base de médicaments. La chimiothérapie du cancer emploie des médicaments cytotoxiques capables d’arrêter la croissance rapide des cellules. La chimiothérapie affecte aussi les cellules qui se reproduisent et se divisent rapidement dans le corps. Le traitement est administré de façon cyclique, une fois toutes les 3 ou 4 semaines, afin de permettre une récupération adéquate des tissus sains et d’assurer que les cellules cancéreuses soient éliminées en même temps. La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent provoquer des effets secondaires, mais la plupart sont réversibles, après l’arrêt du traitement. 
 
Suivi des patientes
Un suivi régulier comprenant un examen gynécologique, un frottis cervical et d’autres tests de laboratoire sont très importants pour toute femme qui a été traitée pour des modifications précancéreuses ou pour un cancer du col de l’utérus. Le médecin effectuera ces tests et examens fréquemment, pendant de nombreuses années.