Cancers communs - Poumons

Le cancer des poumons est un des cancers les plus communs chez l’homme en Inde, après les cancers de la tête et du cou qui sont communs aux deux sexes. 
 
Les poumons font partie du système respiratoire. Ils sont constitués d’une paire d’organes  de forme conique, qui ressemblent à une éponge et sont situés dans le thorax. Le poumon droit comporte trois sections appelées lobes, il est plus large que celui de gauche qui a seulement 2 lobes. Lorsque nous inspirons, le poumon prend de l’oxygène et lorsque nous expirons, il rejette du dioxyde de carbone, déchet produit par l’organisme.  
 
Qu’est-ce que le cancer du poumon ? 
 
Le cancer est une prolifération indésirable, inutile et incontrôlée de tissus corporels, qui a la capacité de se propager à d’autres parties du corps. Le cancer qui débute dans le poumon est appelé cancer du poumon. Il y a quatre principaux types de cancer du poumon, répartis en deux grands groupes.
 
Cancer du poumon à petites cellules ou carcinome à cellules en grains d’avoine (moins commun)   
Cancer bronchique non à petites cellules (plus commun). 
Carcinome Cellulaire squameux (Cancer Épidermoïde). 
L’Adénocarcinome bronchique.
Le carcinome à grandes cellules. 
 
Qui est le plus à risque ? 
 
Les chercheurs ont découvert plusieurs causes au cancer du poumon, la plupart liée au tabagisme. En fumant la cigarette; le  cigare et la pipe, des substances nocives (cancérigènes) présentes dans le tabac endommagent les cellules des poumons, ces cellules peuvent alors devenir cancéreuses. Sur une certaine période l’arrêt du tabagisme réduit fortement le risque de développer un cancer. La fumée de tabac ambiante ou le tabagisme passif augmente aussi le risque de développer un cancer du poumon. 
 
Amiante –  L’amiante est le nom donné à un groupe de minéraux qui se trouvent à l’état de fibres au naturel et utilisée dans certaines industries. Les fibres d’amiante ont tendance à casser facilement en particules qui peuvent flotter dans l’air. Quand ces particules sont inhalées, elles peuvent se loger dans les poumons, endommageant les cellules et augmentant le risque de cancer du poumon. Le Radon – Le radon est un gaz invisible, inodore, sans goût et radioactif qui est produit naturellement dans le sol et les roches. Il peut causer des dommages aux poumons et aussi le cancer du poumon. Les mineurs peuvent être exposés au radon. La Pollution – Des chercheurs ont trouvé un lien entre le cancer du poumon et l’exposition à certains polluants atmosphériques, tels que des sous-produits de combustion du diésel et autres carburants fossiles.   
 
Maladies pulmonaires – Certaines maladies pulmonaires, telles que la tuberculose (TB), augmentent les risques de développer un cancer du poumon. Le cancer du poumon a tendance à se développer dans des régions du poumon affectées par la TB. Dossier médical et antécédents familiaux – Une personne qui a souffert antérieurement d’un cancer du poumon est plus à même de développer un second cancer du poumon, comparée à une personne qui n’a jamais eu de cancer du poumon. Les frères et sœurs et enfants de ceux qui ont eu un cancer du poumon ont un risque légèrement plus élevé de cancer du poumon. Cependant, il est difficile de dire à quel point cet excès de risque est héréditaire ou dû au tabagisme passif.    
Autres expositions – Les personnes souffrant de maladies pulmonaires causées par l’inhalation de certains produits chimiques présents dans la poussière, le silicium et le baryum ont aussi un risque plus élevé de cancer du poumon.
Les chercheurs continuent d’étudier les causes du cancer du poumon et tentent de trouver des moyens de l’éviter. Nous savons déjà que le meilleure moyen d’éviter le cancer du poumon est l’arrêt du tabagisme (ou ne jamais commencer à fumer).  
 
Quels sont les symptômes du Cancer du Poumon ? 
 
  • Toux chronique inexpliquée.
  • Infections pulmonaires à répétition
  • Essoufflement, sifflement, enrouement. 
  • Crachats sanguinolents. 
  • Douleur thoracique constante. 
  • Perte d’appétit ou de poids. 
  • Fatigue.
 
Le traitement du Cancer Bronchique Non à Petites Cellules :
 
Les patients souffrant du Cancer Bronchique Non à Petites Cellules peuvent être soignés de plusieurs façons. Le choix de traitement dépend principalement de l’étendue de la maladie. La chirurgie est le moyen le plus commun de traiter ce type de cancer du poumon. La radiothérapie et la chimiothérapie peuvent aussi être utilisées pour freiner la progression de la maladie et gérer les symptômes.
 
Le traitement du Cancer du Poumon à Petites Cellules : 
 
Le cancer du Poumon à Petites Cellules se propage rapidement. Dans de nombreux cas, les cellules cancéreuses se sont déjà répandues dans l’organisme, lorsque la maladie est diagnostiquée. Pour atteindre les cellules cancéreuses dans tout le corps, les docteurs utilisent presque toujours la chimiothérapie. Le traitement peut aussi inclure la radiothérapie ciblant la tumeur dans le poumon ou les tumeurs dans d’autres parties du corps (tel que le cerveau). Certains patients subissent une radiothérapie au cerveau, même si le cancer ne s’y trouve pas. Ce traitement, appelé Irradiation Crânienne Prophylactique (ICP), est administré, afin de prévenir la formation de tumeurs dans le cerveau. La chirurgie fait partie du traitement pour un petit nombre de cas de Cancer du Poumon à Petites Cellules.
 
 
L’importance du suivi : 
 
Le suivi, après le traitement du cancer du poumon, est très important. Des examens réguliers assurent que tout changement est noté rapidement, et si le cancer récidive ou un nouveau cancer se développe, il peut être traité le plus tôt possible. Les examens peuvent comprendre des examens physiques, des radiographies des poumons ou des tests en laboratoire. Quelques symptômes mentionnés précédemment sont assez fréquents dans les maladies courantes et n’indiquent pas forcément un cancer. Cependant, il est important de prêter attention à ces symptômes et de demander l’avis de votre médecin. Un dépistage précoce est le meilleur choix de guérison.
 
Comment diagnostiquer le cancer du poumon ? 
 
Pour aider à déterminer la cause des symptômes, un médecin évalue les antécédents médicaux de la personne, les antécédents de tabagisme, l’exposition aux substances toxiques dans l’environnement et au travail et les antécédents familiaux de cancer. Après l’examen clinique, une radiographie des poumons est le point de départ. Si le problème n’est pas solutionné, un examen radiographique spécial, appelé Tomographie, est effectué. Afin de confirmer la présence de cancer du poumon, le médecin doit examiner le tissu pulmonaire. La seule façon d’établir un diagnostic est de faire examiner les cellules ou les tissus de la lésion suspecte au microscope par un pathologiste, procédure appelée biopsie.  
Bronchoscopie  – Le médecin glisse un endoscope (un mince tube muni d’une source lumineuse) dans la bouche et la trachée du patient pour inspecter les voies respiratoires. Par ce tube, le médecin peut prélever des cellules ou de petits échantillons de tissu.  
 
Stadification de la maladie : 
 
Si le diagnostic révèle un cancer, le médecin voudra connaître le stade (ou l’étendue) de la maladie. Le stade est établi, afin de vérifier si le cancer s’est propagé et dans l’affirmative, à quelle partie du corps. Le fait de savoir le stade de la maladie aide le médecin à planifier le traitement. Les tests utilisés, afin de déterminer si le cancer s’est propagé, comprennent : 
La tomodensitométrie (TDM ou CT Scan) – un ordinateur lié à un appareil de radiographie crée des images de l’intérieur du corps sous forme de coupes.  
IRM (Imagerie par Résonnance Magnétique) – Un puissant aimant relié à un ordinateur fait des vues détaillées de l’intérieur du corps.  
Scan des radionucléides – Ce type de scan peut démontrer si le cancer s’est propagé aux autres organes tels que le foie. Le patient avale ou reçoit une injection d’une substance légèrement radioactive. Un scanner mesure et enregistre le niveau de radioactivité dans certains organes afin de révéler des régions anormales. 
 
Quelles sont les options de traitement pour le Cancer du Poumon ? 
 
Le traitement dépend d’un nombre de facteurs, comprenant le type (Cancer Bronchique Non à Petites Cellules ou à Petites Cellules), le stade de la maladie, et l’état de santé du patient. De nombreuses options de traitement et de combinaison de traitements sont utilisées pour traiter le cancer du poumon. Les trois principaux modes de traitement du cancer sont la Chirurgie, la Radiothérapie et la Chimiothérapie. La Chirurgie est le mode principal de traitement, où le chirurgien enlève une tumeur localisée. Quand le chirurgien enlève un lobe entier du poumon, la procédure est appelée une lobectomie. La pneumonectomie est l’ablation totale d’un poumon. Le poumon humain possède une importante réserve de capacité et l’ablation d’un lobe ou même d’un poumon entier n’handicape pas sérieusement la personne.  
 
La chimiothérapie, c’est le traitement du cancer au moyen de médicaments. La chimiothérapie du cancer utilise des médicaments cytotoxiques capables d’arrêter la prolifération des cellules. La chimiothérapie affecte aussi les autres cellules qui se divisent et croissent normalement. Le traitement est administré sous forme cyclique toutes les 3 ou 4 semaines, afin de permettre un rétablissement des tissus sains et assurer que les cellules cancéreuses sont éliminées en même temps. La radiothérapie consiste à soumettre la région affectée par le cancer à des radiations, les radiations ionisantes endommagent  ou détruisent les cellules cancéreuses et les empêchent de grossir et de se multiplier. Normalement, le traitement est divisé sur une période d’un mois, pendant lequel des doses fixes de radiation sont administrées chaque jour (cinq jours par semaine). La radiation affecte à la fois les tissus sains que ceux qui sont anormaux. Le programme de radiation est planifié de manière à contribuer à la récupération des tissus sains tout en assurant une destruction durable de la tumeur. La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent causer des effets secondaires, mais la plupart de ces effets sont réversibles après l’arrêt du traitement.